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Mardi soir, place Eugène Le Roy à Hautefort. La France est en finale et le concert de Greg Izor peut commencer. Douce euphorie en dessous du Château, la musique lousianaise imprime une idée de balançoire qui va et vient au gré d’un vent d’été. Certes l’apaisement sera transitoire, la trêve de l’inquiétude ou de l’angoisse du jour à venir toute relative, mais on se souviendra longtemps de ce moment de grâce où les musiciens s’abandonnent et amènent le public là où ils le souhaitent. Des regards de connivence, un tempo toujours au plus près de l’identité profonde du morceau, une idée du bien être s’insinue. Un bonheur de « petits plaisirs », comme on dirait au restaurant éponyme qui borde la scène. La trompette de la mort et la sauce au vin qui l’accompagnait dans le repas d’avant match renvoient à un halos de section de cuivres imaginaire. Corne d’abondance pour chanterelle noire, le festin pouvait voyager du restaurant à la scène.

La veille à Razac, la grosse cloche de l’église avait lancé la soirée. Un coup de gong sur fond de camion à pizza et de clafoutis aux cerises. Un madison endiablé, une standing ovation, les mêmes sourires, Greg et les Lightning partout chez eux en Périgord. Dernier soir à Agonac, dès 20h30, ce mercredi.

Stéphane Colin