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Plonger dans du coton… un dimanche à la guinguette de Barnabé ramène à une insouciance infantile. Les tables de ping pong en béton, le mini golf sculpté ou le plongeoir dans l’Isle , tout a été dit sur le lieu des vertes années. Mnop y a développé sa propre histoire dominicale. Les « après d’avant » y avaient un goût spécifique, lourd et brumeux pour les bénévoles qui quittaient les deux soirées de Gamenson pour mieux y relâcher la pression. La musique était à l’unisson, paresseuse et habitée. Un archétype, une référence en 2003 quand l’harmoniciste chanteur Lazy Lester avait pris les rênes de la jam. Lazy, un patronyme adapté et décliné à l’infini dans une longue après midi d’été où le blues de Bâton Rouge avait été mis à l’honneur. Un tempo comme on se réveille, à s’étirer au plus fort pour mieux faire ressortir l’énergie du tréfonds. Tour à tour Classie Ballou, Benoit Blue Boy, Elmor et Jimmy Jazz, Mister Tchang et bien d’autres essaieront d’épuiser le vieux maître. Sans grand succès. La paresse et la décontraction en remèdes ultimes. Une panacée universelle qu’on retrouve en ce début juillet avec Greg Izor. L’homme du Texas a régulièrement passer la frontière louisianaise pour cohabiter avec les grands harmonicistes. Lazy Lester et Johnny Sansone en mentors, l’homme aurait pu plus mal tomber… L’ histoire festivalière y trouve son fil conducteur. Accompagné par les inusables Lightning Rockets, le chanteur harmoniciste guitariste retrouve les bons génies du lieu. Quinze ans ont passé mais le sentiment de paresse habitée perdure. Le shuffle du batteur Bastien Cabezon fait le reste. En ultime morceau, Greg seul avec harmonica et verre à Bourbon pour une reprise substantifique du morceau de Slim Harpo : « I love the life I’m living ». Razac ce soir, Hautefort demain et Agonac mercredi : 3 soirs encore pour écouter ce quatuor rare. On se dépêche lentement…

Stéphane Colin