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« Un bon HonkyTonk, c’est le rêve américain réduit à la bière et à la musique bruyante ».

On ne sait si la définition du Juke Joint de Peter Gulranick colle exactement au lieu. Pas tout à fait, sans doute mais l’idée est là. Un rêve Riberacois à taille humaine, transcendé, un tantinet miraculeux. Douchapt Blues ; plus de spectateurs que d’habitants dans le petit village les vendredis d’été et une ambiance, un lien atypique.

Que les bretons des Honeymen soient à l’aise ici frise l’euphémisme. Plus de feu que de miel pour le trio habité. On ne joue pas à jouer du blues. Rugosité de vrai vie, absence de faux semblants, le blues est au fond du temps de la caisse claire sur laquelle appuie le pied gauche du chanteur guitariste Jimmy Jazz. Reprendre des morceaux comme Little Queenie de Chuck Berry ou Got My Mojo Working de Muddy Waters, leur insuffler sa propre vie, son feeling propre n’est pas la moindre gageure de la soirée. Devant la scène, le public danse entourant avec bienveillance l’harmoniciste Elmore Jazz. Sur scène Jimmy et Stephane à la contrebasse assure un tempo dru et habité.

La veille, l’église de Ste Marie de Chignac avait été le théâtre d’une autre célébration musicale du trio. Le confessionnal était curieusement resté inoccupé pendant tout l’office. On peut s’en étonner au regard les textes du song book de Lazy Lester… Public moins dansant mais tout aussi habité que le lendemain. Quatre vingt pour cent de femmes dans l’assistance. Le Breton plaît indéniablement… un dernière chance pour les voir sur MnopTour à Plazac ce soir.

Stéphane Colin