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Des tables de ping pong en béton comme meubles de salle à manger, le mini golf des architectures périgourdines en décor de cinéma:l’improbable et le suranné… Pour la deuxième fois, le Mnop Tour 2018 s’arrête à Barnabé. Un lendemain de Gran’Circus à Lamoura : plus de mille personnes sur la plaine, une musique superlative dans une ambiance en crescendo… Au bord de l’Isle, les effluves festives perdurent tandis que les volutes de fumigène remontent la rivière. Feeling ambré, apaisé. L’impression que rien ne peut arriver. Une sérénité bienveillante qui flotte sur la scène. Devant la fabrique à desserts, Nico Duportal perpétue le son. Une guitare de force et de vigueur, des compostions personnelles se mêlant à quelques vieux morceaux du doux génie du lieu, Lazy Lester. Sur I’m a lover not a fighter, les harmonicas de Thibaut Chopin assurent l’intendance avec toute la paresse nécessaire, en mode Bâton Rouge. Un deuxième set de deux heures où les trois saxophones de Jimmy Carpenter, Sylvain Terdjizo et d’Alex Bertin bâtissent un pont à trois voix à même d’enjamber la rivière voisine. Debout et un tantinet déshydratés, les danseurs improvisent des pas incertains, où le zig trouve parfois le zag pour mieux l’enlacer. Les luminaires en alternance avec les petits drapeaux tricolores des footballeurs. Un air de Fetnat décalé. Les champions du monde du rythm and blues n’ont pas besoin d’aller jusqu’aux penaltys pour remporter la partie.

Stéphane Colin