Posted by
Actualités

En co-réalisation avec le Centre Culturel de l’Agora, MNOP invite Abou Diarra, joueur de n’boni (harpe guitare malienne) avec ses complices, ils célèbreront le blues mandingue à la fois ensorcelant et apaisant.

Marqué par la culture ancestrale des chasseurs mandingues, Abou Diarra est un joueur n’goni (harpe Mandigo) au parcours étrange et atypique. Formé par un maître virtuose aveugle, Vieux Kanté, il a parcouru plusieurs mois les routes d’Abidjan à Bamako et Conakry… à pied, avec son instrument unique.

En parcourant les villages les plus reculés d’Afrique de l’Ouest, ainsi que les métropoles modernes, il collectionne aussi bien les musiques traditionnelles cachées que les sonorités urbaines et contemporaines… Sa musique parle de voyage, exil, mouvement… Passionné de blues, jazz, reggae, les rythmiques et les styles mélangent les pays, les sonorités, les influences.

Surnommé le « n’Goni Jimi Hendrix », il peut successivement remplacer une guitare, une harpe, une basse et laisser tomber les meilleurs musiciens d’instruments à cordes. Connu comme un artiste de premier plan au Mali et dans les pays limitrophes, il figure parmi les nouveaux artistes ouest-africains.

De plus en plus performant, il s’installe, définit peu à peu son style et traverse la tradition africaine avec son mélange éclectique de jazz, de blues, d’afro funk… Il traverse l’Europe et l’Afrique depuis 2008 et participe à de nombreux concerts et festivals…

Au cours de ses concerts, Abou Diarra est accompagné de son groupe « Donko Band ». Venus d’Afrique de l’Ouest, ce sont tous des musiciens établis, passionnés par la musique mandingue, le blues africain, les afro-piti et le groove… Ils aiment redéfinir les frontières d’un univers mixte entre blues et musiques mandingues, soutenus par l’acoustique des cordes n’goni, la rondeur du soleil malien, le battement suave des louanges urbaines et les coutumes et les rites poétiques du Wassoulou…

Abou Diarra présentera son nouvel album « Koya »

« La rencontre avec Nicolas Repac s’est révélée déterminante. Il est l’arrangeur de ce quatrième album, baptisé Koya, du nom de la mère d’Abou, qui chante elle-même dans le titre Koya Blues de sa belle voix profonde et légèrement voilée. Là encore, il semble qu’Abou n’a rien précipité, laissant presque dix ans passer entre le premier échange avec le guitariste français et le début de leur collaboration. Ce qui l’a séduit chez ce compagnon de route d’Arthur H, auteur d’une poignée d’albums précieux et de deux disques en compagnie de Mamani Keïta (Yelema en 2006 et Gagner l’argent français en 2011), c’est la douceur de son jeu, le fait qu’il « n’était pas agressif ». De son côté, Repac a su dynamiser la musique d’Abou sans jamais la trahir ou la dénaturer. En l’habillant de touches d’electro discrètes, il n’a pas entamé son balancement caractéristique ni réduit à des angles droits informatisés ses rondeurs typiquement africaines. »

« Ajouté à ces arrangements très subtils, l’harmonica de Vincent Bucher témoigne du désir du musicien malien d’aller à la rencontre d’une musique qu’il aime et dont il a perçu depuis longtemps les affinités naturelles avec les traditions maliennes interprétées au n’goni, à travers l’emploi des gammes pentatoniques. « C’est un album qui a une tonalité très blues, précise-t-il, une tonalité pas du tout traditionnelle. » Là encore, cette inflexion esthétique est apparue comme une évidence et la rencontre n’a rien eu de forcé. Il faut dire que Vincent Bucher a lui-même étudié les gammes et tournures spécifiques des traditions mandingues, attitude qui inspire le plus grand respect à Abou. Immense musicien reconnu dans le monde entier, le griot Toumani Diabaté a également joué de la kora sur deux titres, Djarabi et Labanko. Grâce à ce compagnonnage parfaitement choisi, Abou a pu donner le meilleur de lui-même. »

« Les conditions intérieures et extérieures étaient réunies, il s’est jeté dans l’instant pour s’abandonner pleinement à son art. Sa ferveur transparaît dans chaque note de cet album tout de richesse humble et entièrement à l’image de son auteur : une sincérité absolue, une pleine acceptation de la vie considérée comme un devenir constant, et surplombant le tout, le sentiment serein d’une harmonie supérieure. » – Louis Julien Nicolaou.

La presse en parle

« Leur tissage ravit, comme celui du chanteur malien Abou Diarra, virtuose du kamele n’goni qui a trouvé dans le magicien des samples et guitariste Nicolas Repac, la meilleure oreilles pour donner du relief à ses paysages intérieurs. » — Le Monde.

« Abou Diarra s’offre une virée majestueuse en terre de blues, avec l’harmonica de Vincent Bucher, lonesome cow-boy rodé aux pulsations africaines. » — Télérama.

« Abou explore une veine blues qui, loin de dénaturer sa musique, en souligne encore la beauté profonde et la suprême sérénité. » — Les Inrocks.


Abou Diarra – Né Nana


Infos Pratiques

Centre Culturel Agora – Pôle National Cirque – 24750 Boulazac
Horaires : lun au jeu : 9h-12h30 et 14h-18h30, ven : 9h-12h30 et 14h-17h30
Tél. : 05 53 35 59 65
Tarifs : 4 à 20€
Site : www.agora-boulazac.fr


Crédits Photos : Victor Delfim, Arte, Sabou