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Tout au long de cette année, nous allons suivre les tribulations de Nathalie, bénévole MNOP, partie durant quelques mois à la Nouvelle-Orléans. Au travers de ses mots, Natalie nous offre un témoignage sincère et réel de NOLA.

« One, two, one, two, three, four
It ain’t fair, John Sinclair
In the stir for breathing air
Won’t you care for John Sinclair?
In the stir for breathing air
Let him be, set him free
Let him be like you and me
They gave him ten for two
What else can Judge Colombo do?
We gotta, gotta, gotta set him free
If he was as a soldier man
Shooting gooks in Vietnam
If he was the CIA…
. »
John Lennon – John Sinclair 1972

18 – Le peintre Frenchy et le poète John Sinclair

« 17 décembre 2018,

Frenchy est un artiste peintre, sa galerie se trouve sur Oak Street, juste à côté du bar le Maple Leaf. J’ai toujours été fascinée par son travail, il peint en temps réel des scènes musicales et des actions sportives entre autres. John Sinclair est un poète que j’ai rencontré en 2013, un homme très gentil avec qui j’ai pu bavarder de sa vie passionnante aux États-Unis et à Amsterdam.

Il a écrit un blog avec la collaboration de Frenchy et avec d’autres musiciens pour accompagner sa poésie. Pour moi, ces deux hommes font intrinsèquement partie de la sphère artistique typique de la Nouvelle-Orléans et je voulais vous parler de leurs vies et de leurs œuvres.

Frenchy peint avec l’âme et l’esprit festif, quand il voyage dans le monde entier pour peindre en pleine action des scènes de musique live, des festivals, des œuvres de charité et des événements sportifs avec du style et de la finesse. De sa palette naissent des coups de pinceau aux couleurs vivantes, inspirés par les rythmes et mélodies, donnant aux émotions une forme en temps réel. Ses œuvres vivantes et pleines d’énergie captivent les collecteurs d’art, les fans de sports et les amateurs de musique comme s’ils étaient au premier rang. Basé dans la ville aux multiples talents, la Nouvelle-Orléans, Frenchy est un ambassadeur des arts et un bastion de créativité. 

Qui est Frenchy ?

Né de l’union d’un boxeur et d’une sainte le 16 août 1970, dans la ville industrielle de Nouvelle-Angleterre de Lowell, Mass., Randy Leo Frechette, surnommé Frenchy, dessine depuis qu’il peut tenir un crayon.  A l’école primaire, il impressionnait ses amis avec des caricatures d’instituteurs et de copains de classe, mais il ne réalisa vraiment sa passion que lorsque l’équipe des Boston Horns l’aborda à Orlando pour le persuader de peindre leur match en direct en 1994. Depuis, la présence de Frenchy a rempli les salles, grandes ou petites d’une explosion d’esprit créatif.

Il vit à la Nouvelle-Orléans, sa muse, depuis 1997, où la scène musicale et l’ambiance éclectique des rues inspire son expression créative en permanence. Immédiatement immergé dans les visions et les sons de la Nouvelle-Orléans, on pouvait le trouver dans des clubs de musique comme le Maple Leaf Bar presque tous les soirs de la semaine, maîtrisant son « acousti-optique » avec des légendes musicales comme les lauréats de Grammy Award, ReBirth Brass Band et James et Glen Andrews avec Tuba Fats à Jackson Square.

Son art en mouvement a fini par attirer l’attention de l’équipe des Saints de New-Orleans, qui demanda à Frenchy d’être leur artiste officiel de 2001 à 2007 et des New-Orleans Hornets de 2004 à 2006, capturant l’énergie en peinture à chaque match à domicile au bord du terrain du Superdome et de l’aréna.

Il fait des apparitions régulières lors d’actions sur le terrain et en studio au Monday Night Football, à de nombreuses œuvres de charité, événements musicaux et festivals tout au long de l’année.  Le rêve de toute une vie pour Frenchy s’est réalisé quand le comité du New-Orleans Jazz & Heritage Festival l’a choisi comme artiste officiel de l’événement de 2015 honorant Big Chief Bo Dollis.

Considéré comme étant le Leroy Nieman d’aujourd’hui d’après Jay Rothman, Producteur exécutif d’ESPN Monday Night Football, le talent unique de Frenchy a attiré des marques comme ESPN, Jaguar, Harrah’s, WWE, CBS, CBS Sports, New-Orleans Saints, Maxim, Microsoft, Marriott, Absolute Vodka, CNN, MSG Network, Patron, Blackberry et FarmAid, entre autres.

Quand il ne passe pas la plupart de son temps en déplacement et en voyage dans le monde entier, il fait des pauses pour travailler sur des commandes et des œuvres en studio, afin de passer du temps dans ses galeries de New-Orleans et avec sa femme et son fils. On trouve Frenchy dans sa galerie de 8314 Oak Street, à côté du célèbre Maple Leaf Bar et du restaurant Jacques’Imos.

Musique live

Frenchy s’est forgé une réputation mondiale pour son approche unique de la peinture et sa capacité de capturer le moment sur canevas lors d’événements privés, sportifs, télévisés et culturels à New-Orleans. C’est dans la musique live que son style singulier a défini le genre de la peinture en temps réel. Il a immortalisé tout le monde dans ses nombreux travaux, des grands de New-Orleans, Trombone Shorty, Kermit Ruffins, The Radiators et Dr John aux favoris du rock ‘n’ roll comme My Morning Jacket, Foo Fighters, Phish, Bob Dylan, Widespread Panic et Pearl Jam. Frenchy s’imprègne de l’énergie et des rythmes de la salle et les transfère de manière audacieuse et géniale sur le canevas. Ci-dessous une liste de groupes et artistes que Frenchy a peint ces dernières années.

Frenchy s’inspire pour la majorité de ses peintures de sports des matches de Football américain, notamment de la National Football League (NFL). Il a produit toute une variété de tableaux, les New-Orleans Saints, ESPN Monday Night Football, Super Bowl XLVIII (Baltimore Ravens vs. San Francisco 49ers) entre autres.

Frenchy a également peint toute une série de matches de basketball NBA en temps réel et des œuvres de studio en partenariat avec l’association des joueurs de basket retraités National Basketball Retired Players.

Collection Mardi Gras

On dit que l’art est la signature des civilisations. Frenchy appose sa signature sur le style de vie de New-Orleans depuis des années maintenant. L’histoire colorée et la culture vivante de la ville sont les muses de Frenchy. Ce n’est pas tant l’underground culturel qu’il dépeint mais il canalise plutôt l’énergie bruyante des rues qui l’entourent.


John Sinclair

John Sinclair (né le 2 Octobre 1941) est un poète, écrivain et activiste politique américain de Flint, Michigan. Le style qui définit Sinclair est la poésie jazz, et il a publié la plupart de ses œuvres en format audio. La plupart ont un accompagnement musical.

Au milieu des années 60, alors qu’il était un jeune poète émergent, Sinclair prit le rôle de manager pour le groupe de rock MC5 de Detroit. En 1968, alors qu’il travaillait toujours pour le groupe, il fut clairement le membre fondateur du White Panther Party, un groupe socialiste anti-raciste militant, le pendant des Black Panthers en quelque sorte.

Arrêté pour possession de marijuana en 1969, Sinclair fut condamné à 10 ans de prison. Le verdict fut critiqué par beaucoup comme étant beaucoup trop sévère et cela galvanisa un mouvement de protestation bruyant dirigé par des figures proéminentes de la contreculture des années 60. Sinclair fut libéré en décembre 1971. Il quitta les États Unis et s’installa à Amsterdam. Il continue à écrire et enregistrer et depuis 2005, il est l’animateur d’un programme radio régulier, The John Sinclair Radio Show, et a produit toute une série d’autres émissions de sa propre station de radio, Radio Free Amsterdam.

Frenchy et John Sinclair sont des amis proches depuis le début du 21ème siècle, en février 2000 quand Frenchy a peint un tableau suite à l’incendie de la maison de John « Burning Down The House » lors d’une œuvre de charité à The House of Blues et qu’il le lui a donné à la fin de la soirée. Voici un extrait du blog de John Sinclair :

New Orleans – 10 mars 2016 – Les aventures avec Frenchy : Blog de John Sinclair

Bonjour à tous, je suis John Sinclair et j’ai été invité à contribuer régulièrement au blog frenchylive, je vais donc appeler cette chronique Les aventures avec Frenchy et je vais commencer au début en revenant à ma première rencontre avec ce grand artiste qui est devenu l’un de mes amis les plus proches dans le monde.

J’ai habité au Michigan mes 50 premières années et j’ai déménagé à New-Orleans en 1991 pour y vivre les 12 années les plus heureuses de ma vie ici avec ma femme Penny, écrivant pour des magazines de musique, lisant ma poésie, produisant des disques animant comme bénévole des émissions de la radio WWOZ.

J’ai animé l’émission New-Orleans Music Show tous les mercredi après-midi et j’ai eu l’immense plaisir de rencontrer beaucoup de mes idoles musicales quand elles sont venues à la station ou qu’elles ont joué lors d’événements que nous avons sponsorisés. J’ai partagé le micro avec de nombreux musiciens et produit une série d’émissions en direct présentant leur musique, notamment Piano Night au Tipitina’s et au New-Orleans Jazz & Heritage Festival.

En janvier 2000, nous n’étions pas en ville ma femme Penny et moi quand une terrible tempête de grêle a ravagé la Nouvelle-Orléans, notre maison sur Rampart Street a pris feu et a été gravement endommagée. Nos possessions ont été détruites pour la majeure partie par le feu et l’eau et la maison était inhabitable. Notre choc et notre émotion quand nous sommes retournés voir les ruines fumantes de notre maison ont été allégés quand nos amis Jerry Brock et Bill Taylor nous ont dit qu’ils organisaient un concert au House of Blues dont les bénéfices seraient versés pour reconstruire notre maison.

Le show a été organisé quelques semaines plus tard avec des amis musiciens comme Coco Robicheaux, Eddie Bo, Deacon John, James Andrews et The Treme Brass Band, Snooks Eaglin, et Big Chief Bo Dollis et The Wild Magnolias.

De mon point de vue sur la scène, je pouvais voir une petite lumière au fond de la salle et ce qui ressemblait à un personnage frénétique donnant des coups de pinceau sur une grande toile. Je ne pouvais pas dire ce qu’il faisait, mais cette vue me rendait très curieux. À la fin de la nuit, une personne maculée de peinture se battant avec une énorme toile est arrivée en titubant et s’est présenté comme étant Frenchy le peintre. Il a fait tourner la toile et m’a montré ce qu’il faisait là-bas au fond, pendant que les musiciens jouaient. Frenchy avait peint chacun d’entre eux en action, et avait placé les protagonistes dans une espèce de cercle sur scène pleins de vie, ce qui capturait toute l’énergie et l’excitation de la soirée.

J’ai été époustouflé par le tableau et très ému quand il m’a présenté la peinture comme étant sa contribution à l’esprit de l’événement. Notre longue amitié a commencé ce soir-là et ce tableau a servi d’œuvre centrale d’inspiration pour reconstruire notre salon une fois que le bâtiment fut réparé. »


Frenchy Gallery : 8314 Oak Street – New Orleans, LA 70118 – 504.861.7595 – info@frenchylive.com


N’hésitez pas à parcourir en plus de cette chroniques le blog de Nathalie :
laventurelouisianaise.blogspot.com/2018/09/welcome-to-my-new-world.html