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Tout au long de cette année, nous allons suivre les tribulations de Nathalie, bénévole MNOP, partie durant quelques mois à la Nouvelle-Orléans. Au travers de ses mots, Natalie nous offre un témoignage sincère et réel de NOLA.

L’année 2018 a marqué la Nouvelle-Orléans qui a fêté son tricentenaire ; la chronique de Nathalie permet de revisiter l’histoire de ce très ancien territoire français !

20 – Tricentenaire de la Nouvelle-Orléans

« 31 décembre 2018,

En cette fin d’année 2018, la Nouvelle Orléans fête 300 ans d’une riche histoire, diversité, traditions culturelles et résilience. À cette fin, le maire Mitchell Landrieu a formé la Commission 2018 NOLA pour permettre de créer des événements et programmes qui honoreront l’anniversaire de la fondation de la Nouvelle-Orléans. Une variété d’événements spéciaux, concerts, feux d’artifice et l’accomplissement de projets d’infrastructure majeurs ont eu lieu en 2018.

Histoire de la Nouvelle-Orléans

Avant la fondation de la ville, les amérindiens des cultures du Woodland et du Mississippi ont vécu dans la zone correspondant à la région actuelle de Greater New Orleans. Des explorateurs sont passés aux XVIe et XVIIe siècles, mais ce n’est qu’en 1718 que Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville a fondé la Nouvelle-Orléans sur des terres à 150 km de l’embouchure du Mississippi.

La ville originale était centralisée autour de la Place d’Armes qui est maintenant Jackson Square. Un ouragan détruisit la plupart de la jeune ville en 1722.Ce fut ensuite que les rues furent dessinées et reconstruites sur un modèle de grille, créant ce que nous appelons maintenant le Quartier Français. Les colonialistes qui ont peuplé la Nouvelle-Orléans aux premiers jours ont du faire face à de nombreux obstacles comme les maladies, les marécages et des livraisons intermittentes.Les colonialistes ont aussi amené avec eux la pratique l’esclavage et ils ont soumis la population indigène locale tout en important des esclaves d’Afrique.

Aujourd’hui, les afro-américains et de nombreuses personnes de différentes croyances se réunissent pour l’événement annuel de la Maafa à La Nouvelle-Orléans qui commémore la tragédie de la traite des esclaves transatlantique, honore les progrès et célèbre l’espoir pour le futur. La Maafa recherche aussi la réconciliation avec la fleur de lys qui était utilisée comme symbole de marque de la possession d’esclaves, et fait remonter ses racines symboliques à la culture égyptienne comme symbole de vie.

Les Français ont gouverné la ville jusqu’en 1763, date à laquelle ils vendirent le territoire aux Espagnols. 40 ans plus tard, les Français retrouvèrent le pouvoir et contrôlèrent la colonie en 1803, pour la vendre peu après aux États-Unis lors de l’achat de la Louisiane.

Au milieu du XIXe siècle, la population de la Nouvelle-Orléans est passée à 170 000 personnes, elle est devenue la ville la plus prospère des États-Unis et un port trépidant d’une importance stratégique. La ville accueillait aussi de nombreuses personnes de couleur libres, et une population ayant des biens immobiliers et d’affaire, ce qui était unique aux États-Unis. Pendant la Guerre Civile, la Nouvelle-Orléans fut capturée par les forces de l’Union un an après le début du conflit.

Pendant la reconstruction, la Nouvelle-Orléans était encore un port vital et important économiquement pour les États-Unis. Il y avait toutefois un conflit entre les esclaves nouvellement émancipés et les gens de couleur libres, et les groupes de suprématie blanche comme la White League au sujet du problème de la participation dans le gouvernement.

Le XXe siècle marqua le début d’une nouvelle ère, notamment dans la musique. En tant que berceau du jazz dans les années 1900, la Nouvelle-Orléans est devenue un flambeau culturel dans tous les États-Unis à mesure que le jazz embrasait la nation au cours des quelques décennies suivantes.

La ville a également étendu son empreinte en utilisant une nouvelle technologie pour drainer les marais et les marécages. Après la Seconde Guerre Mondiale, la ville est devenue une destination touristique et elle l’est encore, attirant des millions de personnes pour des événements comme Mardi Gras et le Jazz and Heritage Festival.

En 2005, la ville fut dévastée par l’ouragan Katrina et les défaillances de la digue fédérale ont inondé la majeure partie de certains quartiers. Ce fut une tragédie que la Nouvelle-Orléans n’oubliera jamais. Mais grâce au soutien du monde entier et à la résilience de ses habitants, la ville a été reconstruite encore mieux qu’elle n’était avant l’ouragan.

Aujourd’hui, on doit de nombreuses célébrations à cet héritage aussi diverse, comme Mardi Gras, les 135 festivals annuels, y compris plus de 35 défilés de Second Line.

Challenge des volontaires du tricentenaire

La Fondation 2018 NOLA Foundation et le Comité d’Engagement communautaire de la Commission du Tricentenaire en partenariat avec Entergy Corporation, United Way of Southeast Louisiana, HandsOn New-Orleans et Network Volunteers lancent le challenge annuel des volontaires du Tricentenaire (Tricentennial Volunteer Challenge), 300,000 for the Next 300.

Le challenge des volontaires 300,000 for the Next 300 présenté par Entergy Corporation honorera le travail d’A.P.Tureaud, Jerome Smith, Rudolph Lombard, Oretha Castle Haley et d’innombrables autres activistes des droits civils en apportant des améliorations aux écoles et bâtiments et espaces communautaires. Ce challenge vise à impliquer les résidents et les touristes pour cumuler 300 000 heures de service par le biais de 300 projets uniques de volontaires au cours de l’année 2018. Le public peut choisir parmi ces projets et s’inscrire en ligne pour participer. Lors de l’accomplissement du challenge, les projets choisis fourniront un impact communautaire estimé à 7,2 millions $.

Projet de restauration du Gallier Hall

Respectant la tradition de la ville de réalisation d’un projet de legs à large échelle lors des jalons centenaires, le maire Mitch Landrieu propose la restauration totale et la préservation du monument historique Gallier Hall comme projet de legs pour notre Tricentenaire. Le comité Gallier Hall Preservation Committee, présidé par Cheryl Landrieu, dirige la campagne pour lever des fonds pour la restauration.

Gallier Hall est l’une des structures les plus importantes construites au cours de la période antebellum de la ville. Ce bâtiment impressionnant inspiré de la Renaissance Grecque de James Gallier Sr. fut érigé entre 1845 et 1853, il servit d’hôtel de ville pendant un peu plus d’un siècle. Le bâtiment fut dédié le 10 mai 1853 et fit office d’hôtel de ville jusqu’en 1956 quand il fut déménagé à son emplacement présent de Duncan Plaza.

Pendant l’été 2014, une partie du fronton de Gallier Hall se brisa et endommagea les escaliers en granit en dessous. En résultat, une analyse d’architecture scientifique totale du bâtiment révéla que le bâtiment requérait des rénovations extensives aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

La portée du projet pour les rénovations intérieures couvre la peinture intérieure, la réparation de la menuiserie, la rénovation du câblage électrique, la réfection des sols, la restauration du mobilier d’époque y compris les pianos Steinway, de nouveaux traitementspour les fenêtres, la rénovation de deux cuisines, des toilettes et le remplacement de toutes les portes et fenêtres. D’autres rénovations incluent le Ty Tracy Theatre et le Lobby ainsi que l’installation d’un système audio et vidéo de pointe. Gallier Hall accueille une collection extensive de 41 tableaux et divers objets décoratifs, beaucoup étant des cadeaux de pays étrangers, et tous seront entièrement restaurés. On compte parmi la collection de tableaux ceux de George Washington, Andrew Jackson, Marquis de Lafayette et Etienne de Boré et le travail de l’artiste local, George Dureau.

Il y a parmi les objets décoratifs notables des cadres et des miroirs, des horloges et 33 chandeliers antiques. La restauration de Gallier Hall permettra non seulement de protéger et de préserver un monument historique vital dans la ville, mais aussi de le restaurer dans sa grandeur pour les générations à venir. »


Tricentennial de la New Orleans


N’hésitez pas à parcourir en plus de cette chroniques le blog de Nathalie :
laventurelouisianaise.blogspot.com/2018/09/welcome-to-my-new-world.html