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En pérégrination à La Nouvelle-Orléans, Stéphane Colin nous livre ses émotions d’un instant…

« On en parlait dans l’avion. La tornade de fin d’après midi et ses couleurs virant à un mélange de gris des profondeurs… Pour tout dire, on ne l’a pas vraiment vu venir. »

Carl Leblanc jouait au Bamboula de Frenchmen Street et le reste n’avait pas vraiment d’importance.

Il est toujours curieux de voir un grand bonhomme de la musique, tout autant compagnon du traditionnel Preservation Hall Jazz Band que de la fureur échevelée de Sun Ra, se livrer au jeu de la cover pour touristes en goguette.

« On » demande un morceau des Stones pour accélérer la guérison de Mick et « on » a droit à une version échevelée d’ « I shot the Sheriff » dans laquelle le guitariste instille toute sa ferveur caraïbe. Bien fait, y a rien à demander, juste à écouter…

Les scies succèdent aux scies mais la guitare et la voix transcendent la routine de l’instant. Bientôt le débordement des gouttières alimentera une rivière en formation sur Frenchmen Street qui rejoindra dans l’instant le fleuve de la rue Esplanade. La ville deviendra cité lacustre… Trempé jusqu’aux os, les pochetrons de la GoldenLantern contempleront avec un dégoût incrédule l’écoulement hydrique.

En attendant Carl Leblanc nous refait « Bluebery Hill » en mode paresseux local. Un soleil dans l’orage, un arc en ciel dans la poitrine pour faire tanguer un Frenchmen Street pas encore coulé. »


Carl Leblanc at WWOZ

Crédit Photo : OffBeat Magazine, The Louisiana Weekly, Deskgram