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Une soirée exceptionnelle pour Delgrès qui a chauffé la scène du MNOP Tour 2018, le groupe ne cesse de monter, MNOP est fier de les retrouver ce soir en partenariat avec Douchapt Blues et Some Produkt, ne manquez pas ce rendez-vous aux sources du blues !
La présence de Polylogue from Sila projet éclectique de Kevin Bucquet… A découvir sans modération !

DELGRES

Une batterie métronomique et féline à la fois, des riffs de guitare Dobro trempés dans la braise, un tuba cabossé d’où s’échappent des lignes de basse telluriques… Voilà Delgrès, un power trio qui réinvente le blues en y injectant une transe rock abrasive qui évoque autant la soul des Touaregs que celle de John Lee Hooker et des Black Keys, tout en portant un message séculaire, celui de Louis Delgrès : héros de la lutte contre l’esclavage en Guadeloupe. Voilà aussi pourquoi cette musique rebelle et brûlante, à travers les frissons qu’elle dégage, nous parle autant aujourd’hui, en faisant vibrer aussi bien nos corps que nos esprits.

Il aura suffi d’un album « Mo Jodi », sorti en 2018 pour que Delgrès intègre les playlists les plus pointues et remplisse les salles en quelques heures à travers le monde. Le combo est dorénavant omniprésent sur la toile et dans les médias et est devenu l’incontournable des festivals…

« Entre rock sous hypnose, soul tellurique et garage abrasif. Le stade ultime, peut-être, de cette créolité féconde dans la laquelle le penseur Édouard Glissant croyait voir la promesse d’un monde moins barbare et plus fraternel. » — Francis Dordor.

Le blues, c’est l’essenceQuand elle est bien jouée, cette musique n’est ni répétitive, ni patrimoniale, c’est la sincérité de l’expression qui prime, la sueur — également celle du rock indé ou du folk. Une mélodie, du rythme et une histoire : cette base de n’importe quelle bonne chanson a cristallisé dans le blues. Ce qu’ont compris les Rolling Stones, Janis Joplin, les Black Keys ou encore Delgres. Le blues n’a jamais été à la mode, il sera toujours là”. Stéphane Deschamps – Blues power

Delgrès – Génèriq Festival


A POLYLOGUE FROM SILA 

Fondé par Kevin Bucquet, bassiste un temps exilé à Berlin, A Polylogue From Sila est un groupe de musiciens issus du rock où se mêlent des influences funk, jazz, hip-hop et afro. 

La Revue Y a rencontré Kevin Bucquet, voici quelques sur extraits choisis :

Rencontre avec A Polylogue from Sila

Comment a Polylogue from Sila a t’il été construit ? Quelle est la genèse de ce projet ?

K.B. : Aussi longtemps que je puisse m’en souvenir, j’ai toujours aimé composer. Après avoir accumulé beaucoup de brouillons, je me suis dit qu’il était temps d’en faire quelque chose, de les sortir du disque dur et de collaborer avec différentes personnes de mon entourage musical !

Vous avez chacun apporté votre propre univers dans ce polylogue ? Combien êtes-vous ?

K.B. : On peut effectivement entendre différents univers musicaux et différentes personnes participer sur cet album. Néanmoins, ce « polylogue » vient en fait d’une seule et même personne : Sila. Sinon j’ai eu la chance de collaborer avec le rappeur Local Blac (Los Angeles), J. Lamotta (Tel Aviv) et Joey Steffens (Amsterdam) au chant ; et enfin avec Loomis Green, guitariste de Aloe Blacc et Jan Delay.

Qui est Sila ?

K.B. : Sila est la petite voix dans notre tête. Celle qui nous souffle tout bas de prendre telle ou telle décision, et qui nous influence inconsciemment. C’est une personnification de notre intuition et des phénomènes qui ont du mal à être expliqués. Quand les mots manquent, il ne reste plus que le ressenti, pour moi c’est parfois bien plus concret. Je pars du principe qu’une œuvre (quel que soit le domaine artistique) ne nous appartient pas vraiment. J’essaye de faire le pont entre le plan ésotérique et le monde matériel tel que nous le percevons, une sorte de fil conducteur entre une idée (Sila) et sa réalisation dans le concret.

 Quelles sont tes influences majeures pour ce projet ?

K.B. : J’ai moi-même du mal à classer cet album dans un registre bien précis, mais je suis un grand fan de musique afro-américaine (Neosoul/Funk/Jazz/HipHop/RnB). Je m’inspire également de rythmes africains. Je pense qu’on peut facilement reconnaître ces éléments entrelacés les uns avec les autres. Même si je n’ai pas vraiment eu de concept, c’était plus un exutoire pour moi. Mettre des idées à plat et avancer sans trop réfléchir au résultat.

Si tu ne devais garder qu’un des titres de cet album, ça serait lequel (celui que tu aimes le plus ou le plus représentatif) ?

K.B. : Je crois que ça serait « I think I can hear it sometimes ». Le morceau a été entièrement écrit en une journée, avec très peu d’arrangements. Je crois que plus une œuvre est spontanée, plus elle est sincère. Quand un morceau est trop travaillé, il perd vraiment son âme. Lorsque le chant arrive à la fin du morceau, on peut constater que Sila a été entendue et a débloqué quelque chose en moi.

A Polylogue From Sila Feat. Kyekyeku – Rhetoric




Infos Pratiques


Crédits Photos : Guillaume Gesret, Yann Renaut, Medhi Saad