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Fondé par Kévin Bucquet, bassiste un temps exilé à Berlin, A Polylogue From Sila est un groupe de musiciens issus du rock, c’est aussi un carrefour où plusieurs influences telles que Neosoul, HipHop, R’n’B, Jazz et Afro peuvent fusionner pour créer ce polylogue unique. En coproductionavec, Some Produkt et Douchapt Blues, fermez les yeux, libérez votre esprit et laissez-les vousentraîner dans d’autres univers ! En attendant le concert, profitez de l’ouverture musicale dès 19h30.

Extraits de l’interview de Kévin Bucquet pour Skriber

« Dans A Polylogue from Sila, on plonge dans un bain bouillonnant tout autant cohérent que surprenant. Nu soul, jazz, hip-hop, trip-hop même, RnB et funk : dans la composition et la réalisation de ce premier album, l’expression d’un collectif dont on sent que chaque acteur a été choisi avec soin. Peux-tu nous en dire plus sur les idées que tu avais en tête avant même de rencontrer chacun d’entre eux ?

J’écris souvent la musique en premier lieu. Les paroles et la mélodie principale ont toujours été pour moi quelque-chose que je garde pour la fin. Je n’avais pas d’idée préconçue avant de collaborer avec les différents chanteurs. Si le morceau que je leur proposais résonnait avec leur créativité, c’est de manière très naturelle que l’on pouvait opter pour une version finale ! A Polylogue From Sila n’est pas un collectif de musiciens à proprement parler. Certes, il regroupe des artistes différents sur l’album. Mais ce projet est le mien : tout l’album a été entièrement écrit et composé par mes soins.

Et il fonctionne bien, même très bien. A Polylogue from Sila sait accompagner les évasions de chacun, entre midi et deux, ou le soir dans une ambiance cosy allongé sur le canapé. On est loin des grandes productions musicales européennes et américaines qui mettent le feu à la scène. Côté artiste, comment manage-t-on ce type de musique lors d’un concert ?

J’ai eu la chance de pouvoir m’entourer de très bons musiciens qui sont également des amis de longue date. Je leur fais entièrement confiance et je pense que c’est réciproque. On laisse beaucoup de place à l’improvisation dans les concerts, ce qui fait qu’il n’y en a jamais deux pareils. J’ai beaucoup appris sur moi-même lorsqu’il a fallu diriger un groupe de cinq personnes et c’est avec surprise que je me suis vu capable de mener la barque où je le voulais !

Quelle relation singulière avec le public ressent-on en développant ce genre d’ambiance ?

Je pense que les gens te renvoient exactement ce que tu leur donnes ! Dans mon cas, je souhaite leur donner uniquement de bonnes vibrations, c’est donc de manière très fluide que l’on arrive à se mettre sur la même fréquence et initier l’échange !

Focus sur deux morceaux qui m’ont particulièrement plu. Le premier est en seconde plage et s’intitule Hide & Seek, en featuring avec Joey Steffens. Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés et pourquoi avoir décidé de collaborer ?

C’est assez amusant, car avant d’enregistrer les voix pour ce morceau, je cherchais activement des chanteurs et des chanteuses sur Berlin pour faire partie du projet de manière permanente. J’ai auditionné une dizaine de personne, ce qui n’avait abouti nulle part… Un jour, je reçois un coup de fil d’un ami batteur, Giancarlo, qui avait entendu une chanteuse le soir-même dans un karaoké paumé et qui venait d’avoir un « eargasme ». On a ensuite bloqué un rendez-vous et là : BOOM ! C’était vraiment incroyable de rencontrer la personne qui collait parfaitement au projet. Ce n’était pas du tout son métier, et pourtant, ses capacités vocales allaient bien au-delà de la moyenne.

Le second morceau que j’ai beaucoup apprécié est Touch That Elephant en septième plage. Mais que représente cet éléphant au juste ? Oserait-on croire qu’il s’agisse bien de ce dont il s’agit ou a-t-on l’esprit si mal placé ?

(rires) Et bien vous n’êtes pas les premiers à avoir l’esprit mal placé ! Il s’agit en fait de l’expérience d’une personne dans un état modifié de conscience grâce à un certain type de champignon… Pas ceux que l’on met dans une omelette, pour rester implicite (rires) Durant son voyage, cette personne peut notamment apercevoir un éléphant sur lequel se trouve James Brown en train de danser !!! « Come on baby and touch !!! »

Dans quelle mesure peut-on dire que ce morceau soit représentatif de la symbiose de genres que tu développes à ta manière dans l’intégralité de l’album ?

Je pense qu’il regroupe suffisamment d’éléments musicaux différents pour qu’il représente le registre que je cherche à créer. Il y a des guitares funk, une batterie plutôt hip-hop, un chant soul, un peu de talk box. Tous ces éléments sont issus de la musique noire américaine à laquelle je suis très sensible.

Ça fait quoi au fond de faire la musique qui te ressemble ?

C’est pour moi essentiel d’acquérir une signature personnelle quel que soit le domaine artistique auquel on appartient. Je pense qu’une vie entière n’est pas de trop pour pouvoir s’identifier à sa musique. C’est un long chemin auquel j’aime me dédier. Un an s’est déjà écoulé depuis l’écriture de cet album et il me semble que cela ne correspond déjà plus vraiment à ce à quoi j’aspire aujourd’hui. C’est pour cette raison qu’il m’arrive fréquemment d’arranger les morceaux de l’album pour le live en amenant quelque chose de plus actuel. »


Noa Pop avec Polylogue From Sila


Infos pratiques :

  • Jeudi 30 juillet, 20 h 30, Place du Thouin, Périgueux
  • Tarifs : Concert gratuit.
  • En raison du COVID-19, le port du masque et les gestes barrières sont recommandés.


Crédits Phots : Yan Renaut