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Rap, Funk, Rythm and blues, R and B, Jazz, Brass Band, Cajun, Zydeco, Gospel, Blues, Swamp Pop, Country, Rock and Roll, Slam, Rock, World Music, Soul Music, African Music, Classical Music, Mardi Gras Indian Music, Reggae, Dixieland, Folk, Americana, Ragtime, Tejano/ Tex Mex, Gypsy Music, Ska, Bounce, Vaudou Music, Trance Blues …et nous ne sommes « qu’un » festival de jazz… 

Depuis plus de 20 ans, les musiques de la Nouvelle-Orléans en Périgord ont aimé ce cross over, cette transgression qui permet de grandir auprès des musiciens qui ont fait l’histoire en dépassant les étiquettes et les classifications d’esprit rabougri. Faire côtoyer un inventeur du funk (Eddie Bo) avec le saxophoniste de la panthère rose présent sur une multitude de hits de rock, de variétés, de rythm and blues et de jazz (Plas Johnson) filme la vie par le biais d’une lorgnette différente. Le rap et le bounce des Coolbone ramène à la fanfare des rues de la Nouvelle-Orléans. 

Les cuivres du Dirty Dozen Brass Band présents sur les enregistrements de Blues Touareg, de rock électrique ou de Jam Band gardent la même patte personnelle que lors d’un concert au Palio. Ce n’est pas un hasard si l’accordéon de Sunpie Barnes ou la vielle de Gilles Chabenat (Muddy Gurdy) résonnent dans les disques de Sting comme sur la plaine de Lamoura. Pas de rencontre fortuite non plus quand Catherine Russel chante avec David Bowie ou quand les Rolling Stones glorifient la partie d’harmonica de Lazy Lester sur Shake your hips. 

Penser à Van Morisson lorsque son clavier fétiche Geraint Watkins entonne Tennessee Blues à Gamenson ou se remémorer la collaboration d’Eric Clapton avec Don Vappie quand le banjo fait écho au « trance blues » d’Otis Taylor sont autant de parties intégrantes attachées à l’histoire de notre festival.

Dès lors, on comprendra qu’avec ses espérés 43 dates et 56 concerts, les quelques 80 musiciens de tous styles et de tous horizons qui peupleront -espérons-le- la programmation multifocale de l’été 2021 auront la connotation « jazz » assez secondaire… Qu’importe le paravent vocable, on souhaite juste que la référence à l’ivresse métissée des glorieux artistes sus nommés puisse s’épanouir sur l’ensemble du territoire ; Mama New-Orleans en attente de décollage. Ça fait deux ans qu’elle attend sur le tarmac….