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MNOPerigord TOUR 2021

MNOP 20e édition, un anniversaire porté par des couleurs cuivrées aux rythmes métissés, fréquence transe vibratoire pour un été chaloupé aux sons multi-épicés. Shake it down ! 

Venus des confins du cosmos à bord du LPSF/1, ils vous attirent dans le vortex gravitationnel de leur nouvel album, Rock’n’Roll Attack! Le trio dynamique bordelais voltige entre les planètes surf, rythm & blues et rock’n’roll, véhiculant une énergie communicative et une spontanéité dont l’onde de choc supersonique se propage dans toute la galaxie ! 5-4-3-2-1 Impact imminent…

Interview de Lucky Pepper pour Blues Again

«En solo ou en groupe, qu’il joue du Mississippi blues ou du rock’n’roll, son style est assez pimenté et ce qui compte avant tout c’est le plaisir du partage.   

Blues Again : Faisons les présentations…Geoffrey : J’ai 27 ans et je suis auteur compositeur interprète. Je suis harmoniciste, guitariste et chanteur. J’habite à Bordeaux, j’aime la douceur de vivre qu’on a ici. Je suis né à Bordeaux. Très vite on a déménagé à Paris, puis à Cuba pendant 5 ans. On est revenu à Bergerac, en Dordogne. Après le lycée, je suis parti vivre à Bordeaux, pour mes études.

Parle-nous de ton éveil à la musique, ton parcours ?
J’ai commencé la musique avec le saxophone à 8 ans, quand j’habitais à Cuba, mais ce n’était pas mon truc. A 16 ans, j’ai entendu pour la première fois un vrai morceau de blues qui passait dans un magasin de disques. C’était ‘Blow Wind Blow’ de
Muddy Waters repris par Nico Wayne Toussaint. Trois jours après, j’ai acheté mon premier harmonica. Après je me suis mis à la guitare pour m’accompagner. J’allais voir autant de concert de blues que je pouvais. Un jour Mr. Tchang m’a fait monter sur scène pour faire le bœuf, et avec son groupe ils m’ont appris pas mal de ficelles. Il m’a notamment parlé des bœufs blues du Marine Band Club à Bordeaux, ce qui a pesé dans la balance quand j’ai dû choisir une ville pour partir faire mes études ! Je n’ai pas été très studieux à la fac, mais j’ai rencontré toutes la scène blues locale et monté mes premiers projets blues avec les potes rencontrés au Comptoir du Jazz.
En parallèle de mes études, j’ai essayé de faire le plus de concerts possibles, pour voir si je pouvais en vivre, quitte à louper certains cours… J’ai beaucoup joué en Dordogne, on a monté un petit projet avec mon pote
Jo Pento à la batterie. Bien que ça ne soit pas son métier, il m’a énormément appris, et c’est un puits de science en ce qui concerne la culture musicale blues et rock’n’roll. Quand j’ai enfin validé mon diplôme, ma première intermittence était montée et j’ai pu consacrer mon temps à la musique. Pour pouvoir tourner pas mal en hiver, j’ai commencé mon projet one man band, « Geoffrey Lucky Pepper ‘Only ». Mais bon, jouer tout seul, ça va 5 minutes, j’avais envie de partager les galères avec des potes ! Quand j’ai rencontré Greg et Thomas, ça a direct matché entre nous ! On a monté un trio rock’n’roll, « Lucky Pepper & The Santa Fellas ».

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ? 
‘Blow Wind Blow’ de Muddy Waters et ‘Johnny B. Goode’ de Chuck Berry.

Quelles ont été tes principales influences ? 
Alors pour ce qui est de l’harmonica, je dirais
Big Walter Horton, Howlin’ Wolf et Slim Harpo. J’aime bien les jeux d’harmonica, rythmiques, simples et efficaces. Pour le reste, ce serait Chuck Berry, Johnny Guitar Watson, Larry Williams, Nick Curran, Link Wray et Little Richard. Évidemment il y en a bien d’autres….

Sur quels genres de guitares joues-tu ? 
Je suis un vrai geek, passionné de guitare et de son. J’aime bien tester plein de matos, différents modèles de guitares (
Epiphone Riviera, Fender Telecaster, Duo Sonic ou Stratocaster, vieilles guitares cheap type Teisco, Harmony, Kay…). Mais ma guitare principale est une réédition de la Airline H44 par la marque Eastwood.

Et pour l’harmonica ? 
Hohner Marine Band.

Lucky Pepper & the Santa Fellas… Présente-nous tes compagnons de scène.
Lorsque je joue en groupe, avec le projet
Lucky Pepper & the Santa Fellas, c’est principalement en trio. Il y a Grégory Vouillat à la basse et Thomas Galvan à la batterie. Ils sont tous les 2 sur Bordeaux, on est presque voisins avec Thomas !
Thomas est issu du jazz et Greg a plus une culture rock (punk/garage/surf rock…).
J’avais déjà croisé Thomas au lycée, lorsque son groupe m’avait demandé de les accompagner à l’harmonica pour un de leur concert. J’ai rencontré Greg sur une scène où on faisait partie d’un backing band pour
Mr. Tchang. Un jour j’ai eu une proposition de concert et je n’avais pas de section rythmique. Je les ai appelés pour jouer avec moi. C’était vraiment à la dernière minute et donc on n’avait pas pu répéter. Pourtant il y a un truc génial qui s’est passé. A la fin du concert je me suis dit « je veux jouer avec ces gars ! ». Ce sont vraiment deux super musiciens.

Qu’est-ce qui détermine ta prestation en solo ou en groupe ?
Ça commence par le budget, mais ça peut être aussi le type de lieu. Certains lieux n’ont pas la place d’accueillir 3 musiciens, dont une batterie par exemple. Parfois c’est simplement un souhait de l’organisateur de prendre plutôt l’un ou plutôt l’autre. De mon côté je cherche à jouer le plus possible en trio.

Où et quand as-tu fait ton premier concert ? 
Comme beaucoup d’ados, c’était avec mon groupe de lycée, pour la fête de la musique, dans un bled en Dordogne, en 2008.

Maintenant, combien de concerts par an ? 
Je fais maintenant une centaine de concerts par an. La plupart sous mon nom, soit en solo, soit avec
Lucky Pepper & The Santa Fellas. Mais il m’arrive aussi d’accompagner d’autres groupes à la guitare ou à l’harmonica.

En quoi la scène est-elle indispensable ? 
Déjà c’est comme ça que je gagne ma vie ! Ensuite, je fais ce boulot ni pour m’enfermer dans un studio, ni pour faire mes heures et rester chez moi. Je fais de la musique pour être sur scène le plus possible, transmettre mon énergie, et faire vivre cette musique. Quand je ne joue pas pendant quelques jours, je deviens insupportable il paraît.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène… 
Un bon souvenir : c’est lorsque j’ai participé au tremplin du
Dax Motor And Blues. Pour la petite histoire, lorsque j’ai su que j’avais été retenu pour y participer, je n’avais encore jamais fait de concert en one man band et cela faisait à peine 2 semaines que j’avais envisagé ce projet. J’avais un mois pour préparer de quoi jouer environ 40 min de set et préparer ma première représentation en solo ! Au final ça s’est plutôt bien passé puisque j’ai remporté le tremplin. L’équipe du festival était super et le public aussi. J’ai vraiment passé un bon moment. En plus le soir même il y avait Candye Kane en concert, accompagnée de Laura Chavez… grosse claque !
Un mauvais souvenir : En 2008 j’ai accepté un concert avec un groupe. Un mois après, j’ai appris qu’il y avait
BB King qui jouait au Cognac Blues Passion (si je me rappelle bien). Malheureusement impossible d’annuler mon concert, un engagement est un engagement. Mais le pire c’est que c’était un concert d’animation pour un club de foot, pour un public qui n’était pas vraiment là pour écouter de la musique. Au bout de 20 minutes de concert, la sono a grillé avec une odeur de cramé, mon ampli avec et on a été obligé d’annuler…

Début 2017 tu as publié un CD en solo, un autre est-il en projet ? 
Avec les Santa Fellas, nous sommes actuellement en train de préparer un album où nous proposerons 8 compositions. Il sortira courant septembre. Pour les arrangements de cet album nous avons fait appel à plein de potes qui sont aussi des super musiciens :
Félix Robin (vibraphone), Louis Gachet (trompette), Stéphane Peronne (thérémine), Julien Bouyssou (piano), Mathieu Calzan (piano), JP Cardot (piano). Il y a aussi Barbara Belmonté et Marine, ma compagne, aux chœurs sur un des morceaux.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ? 
Pour composer ça vient souvent tout seul, en jouant pour le plaisir ou en testant des trucs, chez moi. Pour écrire c’est une autre histoire ! Je m’inspire des gens autour de moi, des aventures qu’il leur arrive, je travaille longtemps sur les paroles, car la rythmique du texte est fondamentale pour moi : j’ai besoin d’être à l’aise avec un texte, son rythme et ses sonorités avant de le faire sur scène. Mais c’est aussi un travail d’équipe : Marine, ma compagne, m’aide beaucoup car l’écrit c’est plus son truc que le mien, alors elle coupe et modifie mes textes autour de l’idée de base jusqu’à ce que ça m’aille et que je me sente à l’aise avec, comme un costume sur mesure.

Comment définirais-tu ton style ? 
Je pense avoir plusieurs facettes puisque suivant le projet avec lequel je joue, one man band
ou Lucky Pepper & The Santa Fellas, ce n’est pas du tout le même style.
Lorsque je joue en solo, c’est Mississippi blues, très spontané.
En trio c’est un esprit rock’n’roll, blues dans l’intention, vers une surf music influencée garage et une énergie plutôt punk. Les morceaux sont plus écrits et les arrangements plus recherchés, mais je garde toujours le côté libre du blues sur scène.
J’essaye de faire les morceaux que j’aimerai écouter : simple et efficace, de la musique qui va droit au but. Ce sont aussi les morceaux les plus difficiles à composer.

En dehors de tes engagements personnels, travailles-tu sur d’autres projets en collaboration ? 
Je ne travaille pas avec d’autres projets, principalement par manque de temps. Je remplace des potes si besoin, mais vu que je fais tout en autoproduction, ça serait trop compliqué de m’investir à 100% dans un autre groupe. Ceci dit, si l’occasion se présente, j’aimerais bien rentrer dans un backing band, à l’harmonica, par exemple.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? 
Tout va se concentrer sur la promotion de notre nouvel album, avec
Lucky Pepper & Santa Fellas : showcases, communication, réalisation d’un clip, organisation d’une tournée un peu partout en France et peut-être à l’étranger. Ça va pas mal m’occuper.

Pour parler d’autre chose, quels sont tes hobbies en dehors de la musique ? 
En dehors de la musique, je fais un peu de sport, de la canne française : c’est une sous discipline de la boxe française, genre Arsène Lupin. Sinon je fais des choses simples : sortir voir des concerts, parler de musique et de matos avec les potes en buvant un coup en terrasse, faire des bonnes bouffes à la maison et voyager.

Quel est ton lieu de prédilection ?
Soit chez moi à Bordeaux avec mes proches, soit dans un pub en Irlande situé à mille milles de toute région habitée, où on peut écouter de la musique toute la nuit dans une ambiance familiale, avec une pinte de Magners et un stew brûlant.
Quels ont été tes derniers coups de cœur musicaux ? 
J’ai adoré le dernier album de
Jimmie Vaughan : Baby Please Come Home. Le dernier album de Kim Wilson, Blues & Boogie. L’album Heavy Hearts, Hard Fists de Nikki Hill et les Astaffort Mods.

Quel serait ton rêve le plus fou ? 
Réussir à faire un câlin à mon chat ! Plus sérieusement, continuer à vivre de mon métier le plus longtemps possible. 
»

Gilles Blampain – juillet 2019



PRESSE QUI ROULE ! 

« Un rock originel énergique (…) Lucky Pepper and The Santa Fellas évite, avec brio, de verser dans le pastiche. (…) L’ensemble est cohérent et percutant, exécuté avec une virtuosité et une dextérité qui ne cherchent pas à être démonstrative (…) c’est ici l’énergie pure qui compte. » Sébastien Darsy – Sud-Ouest 2019

« C’est bien une attaque en règle. Il y a la puissance des notes et le choc des riffs. C’est simple, efficace et ça déborde d’énergie. […] La prestation est vraiment originale avec une certaine gaieté et un chic exubérant. La voix est claire et bien posée et le son éclatant s’immisce illico dans l’oreille. […] ça pétille, ça émoustille, c’est nerveux, dynamique, enlevé, excitant et surtout bien fini, car pour ne rien gâter, production est nickel » – Gilles Blampain – Blues Again ! 


Lucky Pepper – Let me touch your smile


— SAVE THE DATE! —

    • Samedi 26 juin : Hôtel Archambeau, Thonac

Crédits Photos : @withregram, Sébastien Darsy, Lucky Pepper, jazzaseizheur